Images Aléatoires

  • André Lombardo
  • Andr-.jpg
  • Malek Chebel André Lombardo Henry-François De Gail 15-09-
  • Henry De Gail
  • André Lombardo 2
  • ZKM-1.jpg

Presse/Interviews

Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 21:16

 

16 juin 2011, non sans remercier encore une fois l’association « Présence Capitale » organisatrice de la venue de Lee Ranaldo pour son professionnalisme, rencontre et interview avec un guitariste-performeur new-yorkais, humble, accessible et sympathique.

Dans ce genre de performance, Lee Ranaldo n’en est pas à son premier coup d’essai. Redite donc sans surprise pour les fidèles des expériences en solo du musicien, et pourtant… Certes, adepte depuis plusieurs années déjà de la guitare préparée(non sans rappeler les pianos préparés de John Cage et guitares disposées de Fred Fritz et Sonic Youth - forcément), il continue cependant de perfectionner ses installations instrumentales via un dispositif récurrent de guitare suspendue, utilisant baguettes, archet, téléphone portable (ici au CAPC), avec pédales d’effets. Il poursuit ainsi ses pérégrinations physiques, esthésiques, visuelles et sonores, mixant les disciplines au fil de ses balades dans les musées, visites d’expositions d’art moderne, parfois même les siennes, interrogeant ainsi les lieux, ambiances et représentations par la recherche de sons et images – sculptant toujours plus son propre univers. Performances similaires donc, mais, nous a-t-il confié, peut-être pas toujours avec des concepts aussi forts que celui ici de dystopie…

En d’autres termes : pour les personnes qui ne sont venues voir que Lee Ranaldo, il faudra revenir car il s’agissait bien plus d’un Lee Ranaldo dansle CAPC sondant les tréfonds de Dystopia.

Happen -Pourquoi avez-vous choisi de prendre part à cette exposition?

Lee Ranaldo – Ce sont eux qui m’ont choisi, qui m’ont invité.

H- Certes, mais vous auriez pu refuser l’invitation ?Pourquoi cette exposition plutôt qu’une autre ?

 

L R- J’ai accepté parce que le concept m’intéressait de par ces lumières rouges en référence à John Carpenter, et toutes ces œuvres d’art si différentes créant un spectacle à part entière. J’ai aussi accepté parce que je pense que le genre de musique que je vais jouer demain collera vraiment à l’expo.

H -Avez-vous conscience que vous êtes la seule présence humaine vivante qui prend part activement au sein même de l’exposition ? Que vous êtes en quelques sortes le seul survivant ?

 

L R - Oui, c’est comme un de ces films Le dernier homme sur Terre, errant dans la ville déserte. Je trouve cela intéressant. Je pense toutefois que les spectateurs seront avec moi, je préférerais que les gens participent avec moi.

H –Comment entendez-vous justement ce concept de “dystopie” : l’appréhendez-vous comme une fin, forme apocalyptique, ou plutôt comme une forme de renouveau, de renaissance ?

 

L R - La notion de « dystopie » est apparue quand les gens ont réagi face à la vision utopique traditionnelle. Les gens s’imaginaient qu’ils pouvaient vivre dans un monde beau, un monde meilleur. Dans les 60’s, on espérait plus de liberté, moins de restrictions, de plus en plus d’hommes libres. La « dystopie » s’est produite quand on a pris conscience qu’il n’était pas évident de concrétiser ces rêves, surtout avec le pouvoir de gouvernements puissants capitalistes, l’influence de grandes firmes et entreprises, ce genre de chose. On a commencé alors à réaliser qu’on n’était pas certains d’accéder à un monde meilleur comme on peut le constater en Lybie actuellement par exemple où au contraire, nous voyons un monde plutôt sombre, triste, apocalyptique, comme tu as dit.

Fin 70’s, début 80’s, il y avait la guerre du Vietnam, Charles Manson, des meurtres..., des différences radicales -entre la guerre en Irak et Woodstock, ce festival utopique, qui sont précisément deux exemples en totale opposition.

Déjà des films retranscrivaient cette vision noire du futur comme Blade Runner.

Je pense qu’actuellement on est dans une sorte d’entre-deux : ne sachant pas trop si on est tourné plutôt vers l’Utopie ou la Dystopie. Il y a des forces qui nous poussent dans les deux directions. Je crois qu’il est trop tôt pour savoir et prévoir ce genre de chose.

 

H - Que cherchez-vous ici dans votre pèlerinage avec votre guitare ?

L R - Je vais rechercher essentiellement certains sons que m’inspirent cet espace et ce que représentent pour moi les œuvres d’art.

 

Propos recueillis par Cynthia Brésolin, et Karen Roméro

(traduction : Karen Roméro).

Par Transparadox - Publié dans : Presse/Interviews
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 19:13

Expérimentation musicale et métaphore d’une fin annoncée

L'Association Présence Capitale et le CAPC invitent le célèbre guitariste de Sonic Youth, Lee Ranaldo pour une rencontre inédite entre le visuel et le sonore. Ce vendredi 17 juin à 22h pour une déambulation à coup de guitare électrique. Nef du CAPC : 10 €, tarif unique (sur place).

 

En attendant impatiemment Lee Ranaldo, le CAPC présente depuis le 13 mai une exposition inédite : Dystopia. Dystopie donc, ou contre-utopie, désigne à l’origine « un récit de fiction relatant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur » (Wikipédia). Fable philosophique s’il en est, Dystopia prend pour axe centrale et pivot d’acier le synopsis du roman à paraître de Marc Von Schlegell « New dystopia », et l’exposition d’en proposer l’habillage : où les œuvres sont présentées comme un décor de cinéma. Exposition hyper scénarisée donc ; si les objets proposés ne sont cependant pas nés pour l’événement, leur réunion a été effectuée par le commissaire d’exposition Alexis Vaillant.

Pour mettre sur pied Dystopia, Schlegell et Vaillant ont en effet choisi de concert des œuvres « exploitant cette conception résolument critique et subjective d’un présent sombre et traumatique reconsidéré sous l’angle de l’anticipation. »

L’ensemble présenté ici est pensé comme le catalogue d’exposition d’un côté, et de l’autre, une exposition envisagée comme un scénario de film : où roman et présentation au CAPC sont donc dès le départ inextricablement liés, fonctionnant ainsi perpétuellement en vase communicant, dans une danse prophétique à la fois cynique, ironique et lugubre, aux références permanentes de l’un par rapport à l’autre. L’exposition est construite dans un espace riche et complet, référentiel à souhait. Les feuilles de gélatines rouges (couleur relative à la lumière crépusculaire particulière de la ville de Los Angeles) tapissant les fenêtres, en appellent au réalisateur John Carpenter, et nous plongent  instantanément dans un autre monde, glauque et funeste, sombre et intrigant. Certes, si toutes les œuvres n’ont pas un propos dystopique, elles sont plutôt une invitation au visiteur à évoluer dans le CAPC comme dans un décor cinématographique.

Dénuée de toute présence humaine, excepté dans la figure d’un mannequin en plastique de John Miller ou seulement par traces, le spectateur, seul au monde, évolue dans un univers au présent singulier : à savoir une sorte d’instantané, cliché-polaroïd justifiant comment l’univers de science-fiction entrevoit le futur par le présent. Pause dans cette fuite en avant dont l’imaginaire fictionnel ne dépérit pas.

Seul le chien donne le sentiment de traces d’humains, figure récurrente en cohérence au roman de Schlegell. En lieu et place d’hommes se confondent paysages lunaires, éclats de néons, poussière de métal, rochers semblables aux pierres volcaniques, trace de souffre, empreintes de pas : autant de stigmates réminiscents d’une humanité perdue, figurant une présence/absence, arôme survivant d’un « ça a été » dans le crépuscule d’un présent et d’une contemporanéité « si floue et déstabilisante qu’ils plongent l’humanité dans une temporalité incertaine où présent, passé et futur se confondent ».


Clichés et représentations annonçant un avenir imminent et inquiétant s’entrechoquent, comme si l’orage dystopique invisible planait au-dessus de nos  têtes. Se côtoient également des vidéos d’idées de fins passées, sans pour autant que cette dernière soit advenue : destruction humaine, débauche éthylique lors des spring break, concerts punk, images de ruines, d’abandon, où la nature reprend ses droits, rappels d’événements aux relents dramatiques tel le « radeau de la méduse » (Géricault), « 2012 » film catastrophe, univers fantastique ou référence à « Metropolis » de fritz Lang, Boltanski, estampes défigurées d’Opalka en référence à Hiroshima, clin d’œil au Big Brother, ou encore à la machine capitaliste et la moissonneuse industrielle. Etrangement aussi, on y croise des images sibyllines qui  ne sont pas sans diffuser une atmosphère de mort, des images naturelles d’arbres aux formes surnaturelles, et pourtant réelles, non sans rappeler l’île mystérieuse de Hergé fournie de champignons surboostés poussant aussi vite qu’ils explosent.

Composée d’œuvres d’art, à partir de spéculations futuristes : « cette exposition propose ainsi d’envisager la dystopie non comme une fin mais comme un commencement » (Marc Von Schlegell). Exposition donc percluse d’instants de fable et de poésie, originale et définitivement bien branlée, riche en éléments et en étonnements.

Amateurs de science-fiction et autres, à découvrir ou à redécouvrir jusqu’au 28 août 2011.

 

CAPC : DYSTOPIA, une exposition écrite par Mark von Schlegell, http://www.capc-bordeaux.fr/

HORAIRES
11:00 –> 18:00
11:00 –> 20:00, les mercredis

Fermé les lundis et jours fériés

Brésolin Cynthia,


Avec la collaboration de Florent Jumel.


Source: Happen

Par Transparadox - Publié dans : Presse/Interviews
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 23:00
 Lee Ranaldo torturant sa guitare. photo stéphane lartigue

                                                          Lee Ranaldo torturant sa guitare. photo stéphane lartigue

Un artiste de l'avant-garde new-yorkaise, une méduse, une mouette empaillée, une guitare volante et un gong. Des volontaires ? Et ben oui. Même des qui ont payé pour. En tout, ce sont 500 personnes qui se sont pressées au CAPC vendredi soir voir Lee Ranaldo, guitariste des Sonic Youth, groupe rock culte et inclassable des années 80, programmé par Présence Capitale. Cinq cents spectateurs planqués entre les piliers de la nef, dont quelques figures notoires de l'ex-underground bordelais, des cadets venus voir à quoi ressemblait un mythe vieux d'il y a vingt ans, et même des édiles bordelais en goguette. Tous curieux de voir Lee Ranaldo dompter sa guitare (une belle Fender Jaguar). Ambiance religieuse, chuchotements, dans une semi-obscurité rougeoyante. Mythique et mystique. Tous attendaient le prêcheur.

Il est arrivé, s'est retrouvé parqué dans l'exposition en cours (Dystopia), entre la mouette tournant délibérément le dos aux spectateurs, et la Nefertiti à lunettes. Un environnement de farce mythologique ajoutant au pressentiment d'assister à une vaste plaisanterie.

Du moins, c'était l'état d'esprit avant le choc esthétique, voire physique. Entre la rencontre d'un bloc sonore vrombissant et des images prophétiques baignées de lumière écarlate. Mais pour arriver à apprécier la beauté de l'instant, il fallait tout bêtement… déambuler comme les autres spectateurs, pour suivre l'artiste, disparaissant à chaque coin de pilier. Une sorte de cache-cache géant feutré et engourdi… On se retrouvait alors rôdant dans les promenades du musée pour mieux apercevoir Ranaldo, prédicateur rock'n'roll, assommé par une musique hypnotique, mêlant des paroles semi-improvisées : « Je crois que c'est un texte de Mark von Schlegell (le commissaire de l'exposition Dystopia, NDLR) », soufflait quelqu'un à côté de nous. Ah ? « Ça me rappelle un concert de 72 », s'extasiait un autre. Bon.

Pour quelques joyeux ignares, c'était juste une ambiance de fin du monde, sorte de cirque apocalyptique, où les spectateurs tournaient silencieusement autour du dresseur de guitare, tournant lui-même autour de sa guitare pendue dans les airs, la frottant contre les murs en véritable sadique de la six cordes... Quelques redites - on a beau dire, on se lasse à un moment des larsens et des bourdons vibrionnants. Mais la sensualité du moment a tout emporté.

 

Par Emmanuelle Debur de Sud Ouest

 


Par Transparadox - Publié dans : Presse/Interviews
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 17:33

TA-2.jpgTA-1.jpgSud-Ouest-2008.jpgArticle-sur-Andr--Lombardo.jpgArticle-8.jpgArticle-7.jpgArticle-6.jpgArticle-5.jpgArticle-4.jpgArticle-3-sur-Andr--Lombardo.jpgArticle 3Article 2Article 1

Par Transparadox - Publié dans : Presse/Interviews
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 21:47


Interview d'André Lombardo et Nicolas Charlet, directeurs artistiques du festival Transe Atlantique
Par Transparadox - Publié dans : Presse/Interviews
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés